Danciens parchemins remontant à l'an mille font allusion à la vallée de l'Eau Blanche sur laquelle veillait déjà un impressionnant donjon.
Au cours des âges le bastion médiéval va progressivement devenir une forteresse. Au quinzième siècle, le château se transforme. Les voûtes surbaissées du donjon de style Henry IV témoignent de laspect architectural le plus intéressant du château. Cinq nouvelles tours sont reliées par des galeries au donjon pour constituer une défense indispensable à la petite ville de Chimay qui se trouve sur le chemin des invasions et qui souvent sera menacée.Chaque fois que des troupes y passent, léglise et le château brûlent. Les guerres vont réduire lédifice sept fois. Assailli, pillé, incendié, le château de Chimay renaît toujours de ses cendres.
Cest ici que se tenaient les soldats de Charles III de Croÿ. La salle des Gardes du XVIe siècle a conservé ses voûtes anciennes.
La salle sest vue dotée bien plus tard dun étonnant pavement constitué de 45.000 ardoises posées sur champ.
Dans les salles voûtées avaient lieu de pénibles interrogatoires. A lissue de lun des procès, Barbe Pelot est condamnée à griller sur le bûcher, cest le fameux procès des sorcières... Dans une salle souterraine le Prince et son architecte examinent un mur. Plus bas se trouvaient les prisons. Il sest passé ici des horreurs que lon préfère ne pas imaginer. Nul doute que les restaurations et les fouilles en cours mettrons encore à jours détranges secrets...
En 1935, lincendie ravage tout le haut du château, des oeuvres irremplaçables disparaissent à jamais.
Cest dans la chapelle que lon baptise les enfants Chimay et, lorsquil y a un décès dans la famille, cest ici aussi que les Chimaciens viennent dire adieu... Les précieuses broderies avec le collier de lordre de Saint-Michel, sont dauthentiques bannières offertes par Louis XI. Il y a toujours eu une chapelle au château, un jour elle est passée bien près de la célébrité en accueillant le Saint Suaire, le linceul qui aurait servi à ensevelir le Christ !
Le théâtre est véritablement le symbole de la vocation musicale du château. Construit en 1863 par Le Fuel et Cambon à la demande du Prince, il est la copie du théâtre de Louis XV à Fontainebleau.
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